Pascal DOLEMIEUX
 
Pluriel, son travail va du reportage à l’image fabriquée en passant par le portrait et la mise en scène tout en conservant dans ces genres différents une même attitude où se mêlent l’humour, le sacré et la tendresse. Son travail s’adresse à des supports variés : presse, publicité, édition, culturel…
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Né en 1953 à Paris. « 23 ans plus tard je me mets à faire (ou plutôt à chercher à faire) des photos, du réel, sans le déranger, et si possible qui lui ressemble le moins possible. Par contre l’idée c’est que ces photos me ressemblent. Puis un jour (ce fut en fait progressif) je me suis mis à déranger le réel de temps en temps (« images fabriquées » et mise en scène) Le genre change mais l’idée de ressemblance reste la même »

En 1981 obtient une bourse de la Fondation Nationale de la Photographie et commence à exposer régulièrement en France et à l’étranger. À cette même date entame une longue et régulière collaboration avec Libération, réalisant pour le quotidien autant de reportages que de portraits, mais assurant aussi un lien étroit avec la « page courrier » de Libé, à l’époque véritable institution photographique, plutôt informelle. Participe à la création de l’agence Vu (filiale de Libération) Entre temps obtient en 1983 le prix Niepce et le prix Air France-Ville de Paris et est également 1er lauréat du prix Moins Trente du Centre National de la Photographie. Après avoir quitté L’agence Vu en 1988, participe à la création de l’agence Métis, dont le nom colle assez bien à ses envies d’ouvertures et de mélanges des genres.

Pluriel, son travail va du reportage à l’image fabriquée en passant par le portrait et la mise en scène tout en conservant dans ces genres différents une même attitude où se mêlent l’humour, le sacré et la tendresse. Son travail s’adresse à des supports variés : presse, publicité, édition, culturel…

« Voilà 26 ans que je suis photographe. 26 ans que je regarde le monde à travers une fenêtre d’une chambre obscure et que je me promène avec cette fenêtre autour du cou, par-dessus l’épaule ou au fond d’un sac. Quelquefois le monde ne me suffit pas et me voilà démiurge, grand architecte d’un petit monde qui défile, à mon rythme et à demeure, devant ma fenêtre. Il faut de tout pour faire un monde, voire en inventer d’autres. »