Patrick Morelli

EXTRAITS DE PRESSE

LE MOINE BLEU
LA FEMME MORCELEE
LE CHANT DU FACTEUR
JOIE ENORME COMME LES COUILLES D’HERCULE
INRI POINT
MEURTRES ORDINAIRES
LE MIROIR DES MOTS
MEFAITS D’HIVER

 

Parcours

 

LE MOINE BLEU

LES LETTRES FRANÇAISES
Gratuit et irrésistible... Ce n'est pas rien ce « transfert » d'un genre à un autre ! Il faut un peu plus que du talent à celui qui s'en montre capable... un véritable metteur en scène duquel on peut attendre beaucoup.

LE FIGARO
Mise en scène truffée de gags de Patrick Morelli

LA VIE THÉATRÂLE

Une mise en scène éblouissante de trouvailles burlesques de Patrick Morelli... J'ai gardé un souvenir ébloui de cette soirée...

LE NOUVEL OBSERVATEUR
On rit beaucoup.

LE MONDE

Haché menu, en tableautins, voire en instantanés, défilant à un rythme accéléré, le texte supporte allègrement ce traitement de choc, il a les rires solides...

L 'HUMANITÉ-DIMANCHE
Un divertissement loufoque monté avec précision, un sens du mouvement, une richesse d'invention dont nous avons rarement trouvé la somme dans les autres spectacles de ce genre. Une réussite exceptionnelle.

LES NOUVELLES LITTÉRAIRES

La mise en scène burlesque de Patrick Morelli donne le ton farfelu qui convient.


LA FEMME MORCELEE

LA NOUVELLE CRITIQUE Guy Erisman
Succession rapide de sketches, de chansons, de textes, de commentaires, contrepoint sous forme de diapositives habilement projetées en médaillon, masques, éléments de décors, étude des gestes, dynamisme, rythme... le tout avec un grand sens de I'humain et de la fantaisie. Ce spectacle prouve, concrètement, que I'analyse du fait politique et la création artistique se recoupent et se confondent, se répondent.

LE MONDE Colette Godard
Leur grand mérite est de dépassionner le débat, d'en présenter une analyse exacte, mais évidemment elle n'est pas exhaustive d'utiliser des formes théâtrales diversifiées, de ne pas oublier « le spectacle » ni, heureusement I'humour.


ANTOINETTE

C'est un montage à la fois très complet, très drôle, très vivant, et plein d'espoir... Tout cela est très différent du théâtre traditionnel... Mettre en scène la femme et ses problèmes et réaliser un spectacle entièrement satisfaisant, c'est presque un tour de force... " la femme morcelée ", non seulement échappe à ces critiques mais mérite des éloges supplémentaires.

L 'HUMANITÉ-DIMANCHE

Par souci didactique (jamais simpliste) la pièce emprunte à la satyre, à la commedia dell'arte. Musique, panneaux publicitaires lumineux et changeants, diapositives, dédramatisent un propos responsable, vivant, limpide, souvent drôlatique, toujours efficace.

FRANCE NOUVELLE
Le propos serait austère et pesante la démonstration si les paroles définitives n'étaient enchâssées dans des situations du théâtre burlesque, sous les masques de la commedia dell'arte, si aux images brutes ne répondait la farce interprétative voir la poésie subtilement utopique, l’invention verbale et gestuelle... les techniques du montage et du collage fonctionnent à leur meilleur niveau de rendement dans un rapport dialectique étroit entre la réalité vécue et son rendu critique... une œuvre sérieuse pour son rire à deux.

LE CHANT DU FACTEUR

LE QUOTIDIEN DE PARIS
Une voix habite notre silence. Patrick Morelli vient de ressusciter un mort, il s'agit de Nazim Hikmet... Vie notamment restituée à la fois rêve et combat, éclairage intérieur qui n'en déborde mieux sur le monde que pour en réveiller les joies exigeantes et en dénoncer les misères. Les aspirations à la délivrance du poète deviennent paysages, rythmes, peintures.

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ

On ne peut parler à propos du Chant du Facteur de théâtre, de montage audiovisuel ou de simple illustration musicale de poèmes. Le spectacle tient de ces trois formes d'expression à la fois, mais leur fusion produit une expression unique que I'on qualifiera simplement de nouvelle. Spectacle chargé de beaucoup d'émotions.

FRANCE-CULTURE

C'est vraiment un spectacle à recommander. On découvrira une forme de spectacle complètement nouvelle. C'est vraiment étonnant. Un spectacle très vivant.

LE MONDE Michel Cournot
Sous la direction de Patrick Morelli, les paroles de Nazim Hikmet sont prises dans un enchaînement technique de sons enregistrés sur bandes magnétiques et d'images projetées sur un écran dépoli... Les combinés de Patrick Morelli ont de la fraîcheur et même un peu d'invention.

LE NOUVEL OBSERVATEUR
Un grand spectacle du groupe Organon et de Patrick Morelli.

SUD-OUEST
Un puissant et diffus spectacle total : la scène se partage entre la prison où s'exprime Nazim Hikmet et un immense panneau où s'anime tout un montage habile de projections. A cet éléments visuel se mêlent texte, musique et chansons, par un flamboiement de correspondances où les parfums et les sons se répondent. La polyvalence poétique d'un tel théâtre et sa volonté de refaire l’entendement fait irrésistiblement penser à Bertold Brecht... la mobilité et l'adresse des rétroprojections m'ont beaucoup frappé...

EL MOUJAHID

Un spectacle à découvrir. Rarement. sinon jamais, le public constantinois n'a été convié à voir un spectacle aussi peu ordinaire.

LA MARSEILLAISE
Ce spectacle se lance à l’assaut de la sensibilité artistique qui sommeille en chaque spectateur... On suit un parcours sensible sans risque de se perdre. Alors que les voix se taisent, que les images disparaissent, que seul le silence, la lettre du facteur - le chant du poète - s'impose à nous, quel bonheur fantastique que de comprendre ce qui va et ce qui vient ! Et ce n'est pas une mince réussite que d'exacerber ainsi notre plaisir et notre désir.

JOIE ENORME COMME LES COUILLES D’HERCULE

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
« Joie énorme comme les couilles d’Hercule » est un spectacle d'un genre très nouveau et qui peut faire ses preuves... Auraient-ils aimé cela les surréalistes, les purs de Breton à Desnos, Ernst et Magritte ! Auraient-ils aimé un spectacle fou, onirique et certes bien surréalisant mais très organisé, travaillé, somme toute assez peu automatique ? Car c'est parfait au niveau technique ;le jeu des acteurs, la structure du spectacle, I'utilisation des masques, des pas chorégraphiques. Des images des films tout est fignolé... peut-être un peu trop !

LA MARSEILLAISE

Organon poursuit ici une démarche entreprise précédemment avec ses autres spectacles « la femme morcelée» et «le chant du facteur » avec la même rigueur et la même qualité. C'est-à-dire qu'il convie dans un même temps le public à toutes les expressions théâtrales, audiovisuelles, musicales, chorégraphiques, picturales. Le spectateur est ainsi invité non pas à revivre un moment historique ou un fragment de I'histoire littéraire, mais à toute l'histoire et à toutes les histoires (ses films, ses musiques, ses modes vestimentaires y compris) qui tissent le quotidien et le rendent à la fois réel et irréel. Librement on peut choisir son parcours jusqu'à ce point où se rassemblent information, art, réflexion.

LE QUOTIDIEN DE PARIS
Les rapports entre Aragon et Breton, I'influence du mouvement dans I'histoire et encore aujourd'hui les interventions de Chirico, Magritte, Delvaux et Dali entretiennent le fil de la représentation, rehaussée par une scénographie originale, une animation vidéoscope, une bande sonore trafiquée et une gestuelle que I'on annonce chorégraphique... Un spectacle surréaliste au titre joyeusement paillard dans des lieux ecclésiastiques, de quoi faire retourner dans sa tombe Boccace lui-même.


INRI POINT

LE FIGARO
Un français primé à Tokyo ! Inspiré du réalisme des années 30, cet essai met en évidence la souplesse de tournage que confère l’utilisation de la caméra vidéo.

COMBAT SOCIALISTE
Une suite de tableaux en noir et blanc d'une belle qualité. Des paysages sauvages des ciels nuageux qui rappellent la peinture flamande ou des intérieurs de café aux flippers luisants. Et puis une route, toujours êtres qui s'y croisent, s’invectivent. Passe un petit homme chauve qui montre une carte d'identité au nom de Dieu et veut jouer le rôle du destin. Le destin, le bonheur, deux grands thèmes traités avec humour et poésie, dans ce poème visuel de vingt minutes.
Une oeuvre de création originale et poétique.


SONOVISION François Niney
L'excellente réalisation de Patrick Morelli, faite en noir et blanc avec une caméra paluche Aaton tourne autour du travail théâtral : jeu d'improvisation des acteurs et poésie. La vidéo et l'usage d'une caméra à grand angulaire se prêtent particulièrement bien à ces longs plans-séquences.
Ce n'est pas sans évoquer Bergman.


VIDÉO INTERNATIONAL
Venait ensuite l’excellente réalisation de Patrick Morelli «Inri Point» dont l’univers poétique, le jeu des acteurs, l’emploi particulier de la musique, l’usage d’une caméra Paluche montraient bien en quoi le récit vidéo, en se différenciant du récit romanesque cinématographique peut trouver son originalité.

MEURTRES ORDINAIRES

VIDEO NEWS
Quand à Morelli, le plus latin, le plus sanglant, il a filmé des faits divers réels, genre matricide télécommandé, mariée écrasée sur la Nationale 13 à deux doigts de la nuit de noces… Meurtres théâtraux, emphatiques, retraités et présentés par Roger Gicquel ! Superbe dérision. je verrais très bien ça à la télé.

LE MIROIR DES MOTS

VIDEO 7
Clips de poésie.Le Miroir des Mots est réalisé par Patrick Morelli, sur une idée de Pierre Seghers et de Patrick Poidevin. Les poésies d'Apollinaire, d'Hugo, de Rimbaud, et tant d'autres sont mis en images de façon originale grâce à de nombreux effets spéciaux.

SCIENCES ET TECHNIQUES
Le vidéo poème. Le Miroir des mots est une série de plusieurs heures de programmes reconstituant une vidéo anthologie de la poésie française. L'idée du réalisateur Patrick Morelli, est de mettre en scène des poèmes autour d'un thème commun en travaillant à partir d'images réelles et de tableaux à I'aide d'une palette graphique pour recréer l'effet imaginaire que le poète obtient en combinant les mots. Sciences et Techniques n’a pu résister à l’attrait de ce mariage de la poésie et des Nouvelles Technologies.

MIP NEWS
Je crois en cette série dit Pierre Seghers, elle arrache la poésie au monologue du récitant souvent monotone, elle est anti récital. C’est une véritable création dramatique.

CONTACT
Autour d'un poème, d'un auteur, d'une idée, se crée peu à peu, une vidéo anthologie de la poésie française. Le projet est tentant, la réalisation séduit. Si la traduction proposée de vidéo clips est bande promo, alors il s'agit bien de clips de poésie. Une promotion dont la poésie avait bien besoin !

MEFAITS D’HIVER

DIAPASON "Méfaits d’hiver Tragédie Vidéo-musicale de Patrick Morelli."
Ouvrez votre journal en bonne page, lisez. «Un père immole sa fille parce que Dieu le lui a ordonné». Délicieux frisson, non ? Le fait divers est si rassurant, si angoissant, si raffiné ! Et pourtant, souvenez-vous. C'est ainsi qu'Agamemnon a obtenu quelque vent favorable... Une femme tue son mari : Clytemnestre ou votre gardienne ? Un fils poignarde sa mère dix sept fois: Oreste, ou le voisin ? Patrick Morelli a créé sur le trouble sacré de la mort de banlieue une tragédie belle comme I'antique. Il a confié le rôle de choryphée à I'écran de télévision, personnifié par son héros malheureux, Roger Gicquel. Il a investi le chœur des pouvoirs de la musique d'aujourd'hui. C'est une réussite. La scène, partagée en trois, décrit deux espaces (des écrans ?) qui se font vis-à-vis et où les comédiens hiératiques et muets accomplissent les gestes lents du crime. C'est la vidéo, glaciale présence d'un média dit "froid", qui souligne en couleurs leurs forfaits blafards. Seule tache noire dans cet agencement aveugle et blanc, le milieu de la scène s'offre au choeur, aux musiciennes et à leur dialogue avec une volubile bande magnétique.
Nicolas Frize a composé la musique, riche de sa dette envers Pierre Schaeffer et John Cage. Le bruit nargue le son; I'électroacoustique les réminiscences de la polyphonie renaissance. Choristes, violoncelle et hautbois ponctuent la vitalité de ce matériau de leurs savantes exclamations, nourries.par I'action et les réactions des spectateurs. Il faut voir ce spectacle qui nous laisse présager un mariage heureux entre I'opéra et la vidéo de demain.

MEDIAS ET LANGAGE "Le Crime était parfait"
Méfaits d’hiver, Spectacle cruel et glacé a été imaginé par Patrick Morelli, Michel Journiac et Nicolas Frize . "On vous assassine ". La mort se joue ce soir en famille. Elle est violente. Réfugiée derrière un écran de verre, commentée en direct par Roger Gicquel, omniprésente sur les trois scènes qui s'offrent à nous et sur les écrans de télévision qui les quadrillent. Nos yeux fouillent le spectacle multiple. S'y dessinent les faits divers dans des tableaux sublimes avec une lenteur, un dépouillement, qui donnent à chaque geste une force et une beauté irréelles. Dans cet univers totalement hyperréaliste on nous montre la mort nue, belle en robe de mariée, drôle lorsqu'un passant nous parle d'un homme assassiné par son épouse « combien de femmes assassinent leur mari », dérisoire « quelle trace laisserons-nous dans la boue du temps », pitoyable "encore une heure, un jour" supplie la vieille dame moribonde. Un frisson parcourt la salle ; peur ou plaisir, tout est mêlé, enche vêtré, la tragédie, la vidéo, la musique, l'amour, la mort, la passion, la violence et la poésie. "Mourir c'est difficile quand il n'y a pas de public", Le public était nombreux. Il y a des spectacles qui ne sont pas innocents et dont on ne ressort pas indemne.

LIBERATION Le Méfait de Morelli
Patrick Morelli a voulu y voir de plus près. Vidéaste il fait faire à la vidéo office de commentaires. Malin il a choisit d’y faire parler, devinez qui, Gicquel; lequel, trop content est mieux que nature. Morelli malin deux fois, prive de paroles vivants et et mourants… Un dispositif scénique ingénieux et beau, latéral où des hommes et des femmes en plastifiés blancs et cuirs noirs, vivent,tranchent, meurent. La stylisation vient au secours d’un tel débordement : très soigné (allusif ralenti des gestes et des déplacements), elle fait souvent clairement référence au «Regard du sourd» du vidéaste Wilson.

LE FIGARO Tragédie du quotidien
Morte le soir de ses noces… Une mariée gît sur le macadam glacé… Autant de titres, autant de faits… divers. C’est le lot de l’information. Du sang à la une et que roulent les rotatives ! Mais pour Patrick Morelli, tous ces éléments viennent en droite ligne de la tragédie grecque. Patrick Morelli a donc conçu une «tragédie vidéo-musicale» Méfaits d’hiver dont le propos est de traduire par toutes les formes d’expression le lien qui nous unit à la mythologie. (Grand Auditorium du musée d’Art moderne de la Ville de Paris)


LE QUOTIDIEN DE PARIS Méfaits d’hiver au musée d’Art moderne
L’originalité de cette tragédie vidéo-musicale est de mêler le chant choral, musique instrumentale, mime et télévision, pour faire vivre ce que l’auteur considère comme les mythologies modernes : les faits qui s’inscrivent dans les journaux écrits ou parlés. Patrick Morelli estime en effet que les «faits divers» des quotidiens à grand tirage reproduisent à leur façon les mythes de la culture occidentale, le sacrifice d’Abraham, le meurtre d’Agamemnon. On retrouve sur l’écran Roger Gicquel commentant cette actualité — comme jadis le chœur antique dans la tragédie grecque — dans une scénographie d’Yves Cassagne qui enserre le spectateur dans un labyrinthe de miroirs, de vitres et d’écrans. Les médias ne donnent-ils pas du monde que des reflets ?