LES
LETTRES FRANÇAISES
Gratuit
et irrésistible... Ce n'est pas rien ce « transfert » d'un
genre à un autre ! Il faut un peu plus que du talent à celui qui
s'en montre capable... un véritable metteur en scène duquel
on peut attendre beaucoup.
LE FIGARO
Mise
en scène truffée
de gags de Patrick Morelli
LA VIE THÉATRÂLE
Une
mise en scène éblouissante de trouvailles burlesques de
Patrick Morelli... J'ai gardé un souvenir ébloui de cette soirée...
LE NOUVEL OBSERVATEUR
On rit beaucoup.
LE MONDE
Haché menu, en tableautins, voire en instantanés, défilant à un
rythme accéléré, le texte supporte allègrement
ce traitement de choc, il a les rires solides...
L
'HUMANITÉ-DIMANCHE
Un
divertissement loufoque monté avec précision, un sens du
mouvement, une richesse d'invention dont nous avons rarement trouvé la
somme dans les autres spectacles de ce genre. Une réussite exceptionnelle.
LES NOUVELLES
LITTÉRAIRES
La
mise en scène burlesque
de Patrick Morelli donne le ton farfelu qui convient.
LE QUOTIDIEN DE PARIS
Une
voix habite notre silence. Patrick Morelli vient de ressusciter un mort,
il s'agit de Nazim
Hikmet... Vie notamment restituée à la
fois rêve et combat, éclairage intérieur qui
n'en déborde mieux sur le monde que pour en réveiller les
joies exigeantes et en dénoncer les misères. Les aspirations à la
délivrance du poète deviennent paysages, rythmes, peintures.
LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
On
ne peut parler à propos du Chant du Facteur de théâtre,
de montage audiovisuel ou de simple illustration musicale de poèmes.
Le spectacle tient de ces trois formes d'expression à la fois,
mais leur fusion produit une expression unique que I'on qualifiera simplement
de nouvelle. Spectacle chargé de beaucoup d'émotions.
FRANCE-CULTURE
C'est
vraiment un spectacle à recommander. On découvrira
une forme de spectacle complètement nouvelle. C'est vraiment étonnant.
Un spectacle très vivant.
LE MONDE Michel Cournot
Sous
la direction de Patrick Morelli, les paroles de Nazim Hikmet sont prises
dans un enchaînement technique de sons enregistrés
sur bandes magnétiques et d'images projetées sur un écran
dépoli... Les combinés de Patrick Morelli ont de la fraîcheur
et même un peu d'invention.
LE NOUVEL OBSERVATEUR
Un grand spectacle du groupe Organon et de Patrick Morelli.
SUD-OUEST
Un
puissant et diffus spectacle total : la scène se partage entre
la prison où s'exprime
Nazim Hikmet et un immense panneau où s'anime tout un montage
habile de projections. A cet éléments visuel se mêlent
texte, musique et chansons, par un flamboiement de correspondances où les
parfums et les sons se répondent. La polyvalence poétique
d'un tel théâtre et sa volonté de refaire lentendement
fait irrésistiblement
penser à Bertold Brecht... la mobilité et l'adresse des rétroprojections m'ont beaucoup frappé...
EL MOUJAHID
Un spectacle à découvrir. Rarement. sinon jamais, le public
constantinois n'a été convié à voir
un spectacle aussi peu ordinaire.
LA MARSEILLAISE
Ce spectacle se lance à lassaut de la sensibilité artistique
qui sommeille en chaque spectateur... On suit un parcours sensible sans
risque de se perdre. Alors que les voix se taisent, que les images disparaissent,
que seul le silence, la lettre du facteur - le chant du poète
- s'impose à nous, quel bonheur fantastique que de comprendre
ce qui va et ce qui vient ! Et ce n'est pas une mince réussite
que d'exacerber ainsi notre plaisir et notre désir.
LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
« Joie énorme comme les couilles dHercule » est
un spectacle d'un genre très nouveau et qui peut faire ses preuves...
Auraient-ils aimé cela les surréalistes, les purs de Breton à Desnos,
Ernst et Magritte ! Auraient-ils aimé un spectacle fou, onirique et
certes bien surréalisant mais très organisé, travaillé,
somme toute assez peu automatique ? Car c'est parfait au niveau technique
;le jeu
des acteurs, la structure du spectacle, I'utilisation des masques, des pas
chorégraphiques. Des images des films tout est fignolé...
peut-être un peu trop !
LA MARSEILLAISE
Organon
poursuit ici une démarche entreprise précédemment
avec ses autres spectacles « la femme morcelée» et «le
chant du facteur » avec la même rigueur et la même
qualité. C'est-à-dire qu'il convie dans un même temps
le public à toutes les expressions théâtrales, audiovisuelles,
musicales, chorégraphiques, picturales. Le spectateur est ainsi invité non
pas à revivre un moment historique ou un fragment de I'histoire
littéraire, mais à toute l'histoire et à toutes les histoires
(ses films, ses musiques, ses modes vestimentaires y compris) qui tissent le
quotidien et le rendent à la fois réel et irréel.
Librement on peut choisir son parcours jusqu'à ce point où se
rassemblent information, art, réflexion.
LE QUOTIDIEN DE PARIS
Les rapports entre Aragon
et Breton, I'influence du mouvement dans I'histoire et encore aujourd'hui les
interventions de Chirico, Magritte, Delvaux et Dali
entretiennent le fil de la représentation, rehaussée par
une scénographie originale, une animation vidéoscope, une bande
sonore trafiquée et une gestuelle que I'on annonce chorégraphique...
Un spectacle surréaliste au titre joyeusement paillard dans des lieux
ecclésiastiques, de quoi faire retourner dans sa tombe Boccace lui-même.
LE FIGARO
Un français primé à Tokyo ! Inspiré du réalisme
des années 30, cet essai met en évidence la souplesse de tournage
que confère lutilisation de la caméra vidéo.
COMBAT SOCIALISTE
Une suite de tableaux
en noir et blanc d'une belle qualité. Des paysages
sauvages des ciels nuageux qui rappellent la peinture flamande ou des intérieurs
de café aux flippers luisants. Et puis une route, toujours êtres
qui s'y croisent, sinvectivent. Passe un petit homme chauve qui
montre une carte d'identité au nom de Dieu et veut jouer le rôle
du destin. Le destin, le bonheur, deux grands thèmes traités
avec humour et poésie, dans ce poème visuel de vingt minutes.
Une oeuvre de création originale et poétique.
SONOVISION François
Niney
L'excellente réalisation
de Patrick Morelli, faite en noir et blanc avec une caméra
paluche Aaton tourne autour du travail théâtral : jeu d'improvisation
des acteurs et poésie. La vidéo et l'usage d'une caméra à grand
angulaire se prêtent particulièrement bien à ces longs
plans-séquences.
Ce n'est pas sans évoquer Bergman.
VIDÉO
INTERNATIONAL
Venait ensuite lexcellente réalisation de Patrick Morelli «Inri
Point» dont lunivers poétique, le jeu des acteurs, lemploi
particulier de la musique, lusage dune caméra Paluche
montraient bien en quoi le récit vidéo, en se différenciant
du récit romanesque cinématographique peut trouver son originalité.
VIDEO NEWS
Quand à Morelli, le plus latin, le plus sanglant, il a filmé des
faits divers réels, genre matricide télécommandé,
mariée écrasée sur la Nationale 13 à deux
doigts de la nuit de noces
Meurtres théâtraux, emphatiques,
retraités et présentés par Roger Gicquel ! Superbe
dérision. je verrais très bien ça à la télé.
VIDEO 7
Clips
de poésie.Le
Miroir des Mots est réalisé par Patrick Morelli, sur
une idée
de Pierre Seghers et de Patrick Poidevin. Les poésies d'Apollinaire,
d'Hugo, de Rimbaud, et tant d'autres sont mis en images de façon
originale grâce à de
nombreux effets spéciaux.
SCIENCES ET TECHNIQUES
Le
vidéo poème. Le Miroir des mots est une série de
plusieurs heures de programmes reconstituant une vidéo anthologie
de la poésie française. L'idée
du réalisateur Patrick Morelli, est de mettre en scène des
poèmes autour d'un thème commun en travaillant à partir
d'images réelles et de tableaux à I'aide d'une palette graphique
pour recréer l'effet imaginaire
que le poète obtient en combinant les mots. Sciences et Techniques
na pu résister à lattrait de ce mariage de
la poésie et des Nouvelles Technologies.
MIP NEWS
Je
crois en cette série dit Pierre Seghers, elle arrache la poésie
au monologue du récitant souvent monotone, elle est anti récital.
Cest une véritable création dramatique.
CONTACT
Autour
d'un poème, d'un auteur, d'une idée, se crée peu à peu,
une vidéo anthologie de la poésie française. Le projet
est tentant, la réalisation séduit. Si la traduction proposée
de vidéo
clips est bande promo, alors il s'agit bien de clips de poésie. Une
promotion dont la poésie avait bien besoin !
DIAPASON "Méfaits dhiver Tragédie Vidéo-musicale
de Patrick Morelli."
Ouvrez votre journal en bonne page, lisez. «Un père immole
sa fille parce que Dieu le lui a ordonné». Délicieux
frisson, non ? Le fait divers est si rassurant, si angoissant, si raffiné !
Et pourtant, souvenez-vous. C'est ainsi qu'Agamemnon a obtenu quelque vent
favorable... Une femme tue son mari : Clytemnestre ou votre gardienne ?
Un fils poignarde sa mère dix sept fois: Oreste, ou le voisin ?
Patrick Morelli a créé sur le trouble sacré de la
mort de banlieue une tragédie belle comme I'antique. Il a confié le
rôle de choryphée à I'écran de télévision,
personnifié par son héros malheureux, Roger Gicquel.
Il a investi le chur des pouvoirs de la musique d'aujourd'hui.
C'est une réussite. La scène, partagée en trois, décrit
deux espaces (des écrans ?) qui se font vis-à-vis et
où les
comédiens hiératiques et muets accomplissent les gestes
lents du crime. C'est la vidéo, glaciale présence d'un
média dit "froid", qui souligne en couleurs leurs
forfaits blafards. Seule tache noire dans cet agencement aveugle et
blanc, le milieu de la scène s'offre au choeur, aux musiciennes
et à leur dialogue avec une volubile bande magnétique.
Nicolas Frize a composé la musique, riche de sa dette envers
Pierre Schaeffer et John Cage. Le bruit nargue le son; I'électroacoustique
les réminiscences de la polyphonie renaissance. Choristes,
violoncelle et hautbois ponctuent la vitalité de ce matériau
de leurs savantes exclamations, nourries.par I'action et les réactions
des spectateurs. Il faut voir ce spectacle qui nous laisse présager
un mariage heureux entre I'opéra et la vidéo de demain.
MEDIAS ET LANGAGE "Le Crime était
parfait"
Méfaits dhiver, Spectacle cruel et glacé a été imaginé par
Patrick Morelli, Michel Journiac et Nicolas Frize . "On vous
assassine ". La mort se joue ce soir en famille. Elle est
violente. Réfugiée derrière un écran
de verre, commentée en direct par Roger Gicquel, omniprésente
sur les trois scènes qui s'offrent à nous et sur
les écrans de télévision qui les quadrillent.
Nos yeux fouillent le spectacle multiple. S'y dessinent les faits
divers dans des tableaux sublimes avec une lenteur, un dépouillement,
qui donnent à chaque geste une force et une beauté irréelles.
Dans cet univers totalement hyperréaliste on nous montre
la mort nue, belle en robe de mariée, drôle lorsqu'un
passant nous parle d'un homme assassiné par son épouse « combien
de femmes assassinent leur mari », dérisoire « quelle
trace laisserons-nous dans la boue du temps », pitoyable "encore
une heure, un jour" supplie la vieille dame moribonde.
Un frisson parcourt la salle ; peur ou plaisir, tout est mêlé,
enche vêtré, la tragédie, la vidéo,
la musique, l'amour, la mort, la passion, la violence et la poésie. "Mourir
c'est difficile quand il n'y a pas de public", Le public était
nombreux. Il y a des spectacles qui ne sont pas innocents et dont
on ne ressort pas indemne.
LIBERATION Le
Méfait de Morelli
Patrick Morelli
a voulu y voir de plus près. Vidéaste
il fait faire à la vidéo office de commentaires.
Malin il a choisit dy faire parler, devinez qui, Gicquel;
lequel, trop content est mieux que nature. Morelli malin deux
fois, prive de paroles vivants et et mourants
Un dispositif
scénique ingénieux et beau, latéral où des
hommes et des femmes en plastifiés blancs et cuirs
noirs, vivent,tranchent, meurent. La stylisation vient au secours
dun tel débordement : très soigné (allusif
ralenti des gestes et des déplacements), elle fait souvent
clairement référence au «Regard du sourd» du
vidéaste Wilson.
LE FIGARO Tragédie
du quotidien
Morte le soir de ses noces
Une mariée gît sur
le macadam glacé
Autant de titres, autant de faits
divers.
Cest
le lot de linformation. Du sang à la une
et que roulent les rotatives ! Mais pour Patrick Morelli, tous
ces éléments viennent en droite ligne de la tragédie
grecque. Patrick Morelli a donc conçu une «tragédie
vidéo-musicale» Méfaits dhiver
dont le propos est de traduire par toutes les formes dexpression
le lien qui nous unit à la mythologie. (Grand Auditorium
du musée dArt
moderne de la Ville de Paris)
LE QUOTIDIEN DE PARIS Méfaits dhiver au musée dArt
moderne
Loriginalité de cette tragédie vidéo-musicale
est de mêler le chant choral, musique instrumentale, mime
et télévision, pour faire vivre ce que lauteur
considère comme les mythologies modernes : les faits
qui sinscrivent dans les journaux écrits ou parlés.
Patrick Morelli estime en effet que les «faits divers» des
quotidiens à grand tirage reproduisent à leur
façon les mythes de la culture occidentale, le sacrifice
dAbraham, le meurtre dAgamemnon. On retrouve sur lécran
Roger Gicquel commentant cette actualité — comme jadis
le chur antique dans la tragédie grecque dans
une scénographie dYves Cassagne qui enserre le spectateur
dans un labyrinthe de miroirs, de vitres et décrans.
Les médias ne donnent-ils pas du monde que des reflets
?